«Mon prénom c’est Anna, j’ai 68 ans et je suis retraitée, j’ai travaillé comme comédienne au théâtre et formatrice. On a fait une quinzaine de séances maintenant je pense. J’avais des souffrances à la hanche gauche qui ont commencé depuis longtemps, puis les genoux, les lombaires. Je pense que mon objectif principal c’était de ne plus avoir de souffrance dans le corps.
Globalement, j’ai beaucoup apprécié le respect, l’écoute, de toujours demander, la douceur. Toujours demander la permission : on sent l’expérience du praticien qui sait de quoi il s’agit – quand on touche le corps, il y a des choses qui ont pu être vécues…
Et puis le professionnalisme : sentir la délicatesse dans le toucher, l’écoute et puis les résultats. Tout de suite sentir de la détente, de l’ouverture, de la conscience dans les zones touchées, immédiatement.
Quand j’ai fait de la danse contemporaine, je demandais aux profs : « comment on marche? ». personne n’a jamais su me répondre. On me disait des choses : « tu sens le sol, tu déroules le pied » ; mais bon ça changeait rien.
Dans ce processus, j’ai appris à savoir comment poser mes pieds, comment marcher, comment me sentir debout sur la terre, aller à la rencontre de la terre. Oui, c’est inattendu que ce soit à ce point-là et que je touche vraiment dans le corps, par l’expérience : comment dérouler le pied, me sentir connectée à la terre.
Dans des pratiques comme le yoga ou les méditations, quand on est debout, on m’a souvent dit « sentez comme des racines qui poussent sous vos pieds. » Oui, je pouvais imaginer des racines, mais dans le ressenti corporel, il ne se passait rien. Alors que là, j’ai senti un vrai appui au sol.
Une chose m’a particulièrement surprise : c’est la rencontre à l’autre. Dans tous ces moments où je viens face au praticien, et où il y a cet apprentissage pour observer comment j’entre en relation avec une personne, dans mon énergie, dans ma posture, dans mon regard, et d’apprendre petit à petit à être présente, face à face, sans peur. Cette pratique va beaucoup plus loin que d’apprendre à marcher ou de ne plus avoir mal à son corps, beaucoup, beaucoup plus loin. C’était vraiment précis, et c’est toujours vécu dans l’expérience, de faire, de refaire, de ré-expérimenter, de verbaliser, de ressentir. Magnifique !
Mon objectif qui était de ne plus avoir mal et de savoir marcher est aujourd’hui réalisé. Et cela va beaucoup plus loin, parce que c’est vraiment de la conscience profonde qui est amenée dans ma relation à mon corps, dans ma relation à la terre et dans ma relation aux autres, aux objets aussi. Beaucoup de personnes m’ont dit qu’ils ont remarqué des transformations, qu’au-delà de la perte de poids, il y a une plus grande présence. Je vibre mieux, avec plus de lumière. Je recommanderai cette pratique à tout le monde, tout le monde a besoin de ça, tout le monde. »